DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

Le texte de Nathalie Paquin est surligné en couleur. Pierre Desjardins y a ajouté ses commentaires.

 

 

LA LUMIÈRE EN PARTAGE

            Par Nathalie Paquin, collaboratrice à la revue d’Art Parcours, (AVRIL 2004)

 

           

L’aventure artistique de Pierre Desjardins tire sa source de son inépuisable fascination pour la lumière, les effets du soleil, la beauté et l’harmonie.

            Et j’ajouterai en 2007 … La paix

 

Attiré par le défi de la lumière, il s’est tourné vers les impressionnistes «parce que certains d’entre eux ont réussi à rendre la luminosité que je vois, dont Monet, Le Sidaner, Suzor Côté et quelques peintres américains». Les effets techniques que ces grands maîtres ont réussi à créer, notamment cette impression saisissante d’une luminosité émanant du tableau, le stimule dans ses propres recherches : « la route des impressionnistes me fournit des réponses ».

 

 L’impressionnisme a dominé ma pensée à mesure que j’ai visité en grand détail les musées de Paris, New York, Boston, Chicago, Washington et Ottawa. Je  n’ai pas été attiré par les œuvres du Louvre et dans tous les musées, les salles des époques passées ne m’ont pas ému.... ce sont les tableaux des peintres impressionnistes des divers musées qui ont stimulé mon admiration et de plus en plus, à partir de ma visite à Giverny en 1985, l’influence de  Monet a été grandissante et  a dominé  jusqu’à la  fin 96.

 

En 1994, la rétrospective MONET au musée de Chicago où j’ai passé trois jours a été un point tournant, et a accentué mon orientation dans une démarche peinture vers l’école impressionniste!

 

La reproduction de tableaux impressionnistes où je retrouve et découvre la recette technique de  cette luminosité… confirme ma direction!

 

 

Homme au passé scientifique, Desjardins emploie la méthode empirique pour l’ensemble des étapes menant à la réalisation de ses huiles. « Ma peinture est d’ailleurs un long processus de recherches diverses »

 

 J’arrive à la conclusion qu’apprendre à peindre est le développement d’un processus propre à chaque peintre et les étapes sont… la Vision, un Système de références,  la Composition, l’Harmonie des couleurs, l’Exécution et  … l’Exécution finale!  Mes cahiers d’atelier où je note mes observations, pensées et réflexions, sont devenus des outils importants pour conserver l’évolution de ma démarche.

 

 

A priori, le travail de préparation de ce peintre implique l’utilisation d’outils spécifiques, d’un  « kit de survie »…. kit qu’il traîne partout avec lui dans un sac à dos et qui comporte caméra, cahier de notes et de croquis, plumes et crayons. Ainsi équipé, l’artiste s’assure de ne jamais rater une occasion où la lumière se fait particulièrement inspirante. Au terme de ses balades à travers la ville, il recueillera des images et des informations qu’il annotera rigoureusement dans de précieux cahiers d’atelier. 

 

Mes motifs se présentent à moi de façon imprévue! Et quand je les rencontre, je vois le tableau à faire… alors je veux garder une partie de l’information qui s’offre a moi… Croquis dans mes cahiers d’atelier, photos, observations, notes diverses. Tout ça dans mon sac à dos! Toujours dans le coffre de ma voiture ou avec moi!

 

« Le moment de saisissement, cet émerveillement vécu devant une scène », voilà ce que Desjardins veut transmettre au spectateur. Une vision qui peut d’ailleurs devenir  « interne », que l’artiste en vient même à se demander s’il réussira à faire revivre cette émotion ressentie avec la même intensité, via ses toiles. Conséquemment, l’homme poursuit non seulement son inlassable quête de la lumière, mais aussi celle du partage de ses émotions. Condition ultime pour que les coups de cœur visités - ses éléments déclencheurs - reprennent vie sous son pinceau, à sa manière, en touches fragmentées où les couleurs complémentaires se chevauchent et se répondent.

 

Mon émerveillement devant la beauté de la nature depuis mon enfance  et le fait que mes meilleurs tableaux ont été exécutés d’après nature m’amène à  réaliser de plus en plus le défi de développer une vision personnelle pour bien interpréter cette nature.

 

Poussant toujours plus loin les limites du figuratif sans pour autant verser dans l’abstraction pure, l’artiste poursuit sa longue route personnelle : « Même après des années, je suis toujours à la recherche de la luminosité. En fait, je suis à la recherche de quelque chose que je n’ai pas encore atteint, une recette unique, une lumière à la Desjardins, vision contemporaine de la vie urbaine ».

 

Depuis toujours cependant j’ai été fasciné par Montréal, sa vie  et les édifices grandioses. 

 Il n’y a pas de doute que toutes mes années de vie sur la Rive Sud depuis 1974 et la vision de Montréal vue à divers moments de la journée et le choix de ma résidence à l’Estuaire de Longueuil avec sa vue panoramique de Montréal ont une très grande influence dans le choix de mes motifs

 

 J’ai décidé en 1995, qu’entre peindre la campagne québécoise et la ville.... J’ai choisi Montréal !   Cependant la peinture en plein air a été une priorité.

 

            Je crois quelquefois avoir trouvé cette lumière à la Desjardins…

 

JE CROIS VOULOIR ÉVOLUER VERS UNE CERTAINE FORME D’ABSTRACTION… A DÉCOUVRIR!

 

 

            Voici quelques exemples DE LUMIÈRE À LA DESJARDINS…


 

 

 

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